Sürplàs

Le surplace est une technique utilisée dans les compétitions cyclistes, elle consiste à rester en équilibre parfait, sans avancer ni reculer, et d’attendre le bon moment pour … C’est une phase de la compétition où l’on consomme énormément d’énergie en essayant de rester immobile.

Nous avons choisi cette métaphore pour raconter la condition de ceux de notre génération, la génération qui vit en se projetant continuellement vers la possibilité de vivre mieux; mais qui a la sensation de rester immobile, avec l’anxiété et un frisson dans la poitrine pour le futur liquide qui laisse l’espoir et qui en même temps le rend insaisissable.

Le prologue est suivi de sept allégories: la Jeune Fille, le Gourou, le Jugement, le Bureaucrate, la Contamination, le Guerrier, le Hanging; des figures qui rassemblent en elles les humeurs, les peurs, l’enthousiasme, l’entêtement, les vides, les médiations, le courage, la fatigue, la défaite, l’obstination, la suspension, le temps qui passe, la perte d’une armée de désespérés, des gens désespérés qui continuent à opposer la poésie à la férocité.

Sürplàs

Notre propre journée passée à préparer, à établir, à planifier, le vide devant lequel on se trouve parfois, la manière dont les idées naissent, grandissent, deviennent grandes.
Excitation à l’excès, devoir être dans un système cool, les mots clés pour faire partie de l’univers des passionnés.
Avoir à convaincre la valeur de leurs projets, évaluer leur utilité.
Passer des heures dans les bureaux, se retrouver coincé dans la bureaucratie, perdre son temps.
Sentant que vous êtes dans un mécanisme malsain, dans lequel vous devez nécessairement devenir autre chose que ce que vous êtes, transformez-vous pour adhérer à un modèle reconnaissable.
Combattre avec une armure en papier sa bataille contre ceux qui n’ont pas d’yeux et pas d’oreilles.
Renoncer, laisser faire les choses parce qu’elles ne changent pas tellement, trouver la paix avec elles-mêmes.
Dialogue avec la mort, le démon, la partie la plus sombre de nous, et demander ce que nous faisons, combien nous apprécions.

– Andrea


« Seuls ceux qui vivent dans cette condition peuvent pleinement comprendre l’état d’esprit mis en scène, la vie intérieure de tant de jeunes âmes qui mennent leur combat contre le monde et contre eux-mêmes chaque jour. […] L’écrivain a assité à plusieurs travaux sur ce thème mais « Sürplàs » aborde le problème d’une manière très originale avec une attention particulière au langage, mettant en lumière un aspect dont il manquait à d’autres œuvres, moins poétiques et plus réalistes, à savoir: l’angoisse et la tension continuelle dans laquelle vit l’être humain précaire, qui n’est pas un corps mais qui y vit « .

Maria Vittoria Smaldone – Teatro.it